Dimanche 20 juillet 2008
Tu kiffes Dj Shadow? T'as les crocs de turntablism cool? Tu aimes les groupes aux influences variées qui savent aller piocher ce qu'il y a bon un peu partout alors assieds toi et écoute "The Groove Sessions", réédition des 3 maxis du label frenchie Chinese Man. Ce skeud nous apporte 12 titres d'abstract hip hop (trip hop?) frais, parfois funky, des fois jazzy avec ce qu'il va falloir de dub pour agrémenter le tout.
Des chinoiseries d' "Indi Groove", aux années folles d' "Artichaut" les 3 dj font étalage d'un savoir faire et d'une aisance qui les a de façon plus que légitime propulsé sur le devant de la scène. Promis, y'a des morceaux si accrocheurs que toi aussi tu vas élargir ta playlist de trucs à siffloter sous la douche le matin. Et ouais, y'a pas qu' "American Boy" d'Estelle...et en plus aimer ce disque t'apporte au moins 800 points de Street Créd', et ça, c'est pas banal.

le site de CHINESE MAN



Par Matth - Publié dans : Musique
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Dimanche 20 juillet 2008
Les bons comics tapant dans le polar bien noir sont assez légion; se démarquer du lot est une chose peu aisée. Qu'à cela ne tienne, Jason Aaron nous plonge dans l'univers perverti et glauque de la réserve amérindienne de "Prairie Rose". On y suit le retour de Dashiell Bad Horse, fils d'une activiste indienne ayant fuit le carcan destructeur de la "Rez" (où se mèlent alcoolisme, trafics, drogues et perdition) pour vivre sa vie, loin des tumultes de ce que lui propose sa mère. Son retour se fait de façon fracassante et remarquée et le voilà comme policier de la tribu, aux services de Red Crow, jadis défenseur virulent de la cause indienne aujourd'hui chef de la pègre se préparant à l'ouverture d'un casino.
Tout le monde, même Dash', semble avoir une liste assez sombre de squelettes dans son placard et ce premier TPB met en place des intrigues intéressantes, des dialogues sans concession et des jeux de manipulation assez fous (d'entre les marionnettes et les pantins il n'est guère facile dans Scalped de savoir qui tire réellement les ficelles) le tout servi par un dessin de RM Guera tout simplement remarquable.

Très vite sold out, tout comme le deuxième que j'attends impatiemment, ce recueil marque le début d'une série sombre, trouble et pleine de promesses, où il n'est pas déplacé d'y voir une filiation avec l'oeuvre cinématographique des frangins Coen. Je signale au passage que c'est l'excellent Jock qui assure les couvertures. Elle est pas belle la vie (hors de la réserve)?

Et si vous pensez que le sujet des réserves et des Indiens n'est pas quelque chose d'épineux aux USA, demandez vous ce que devient Léonard Peltier...

www.vertigocomics.com
Par Matth - Publié dans : Lectures
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Mercredi 9 juillet 2008

...et calmez-vous, non, ce n'est pas le chanteur de U2 qui habiterait en Bretagne. Juste un gars qui fait des choses.


Yo Rod! Salut à toi. J'ai décidé de te donner la parole aujourd'hui, libère ta pensée telle une Ingrid euphorique de retrouver les siens.

 

On va commencer par ton parcours dans le Fanzinat avec Hey You, puis le Blogzinat avec Fluo Glacial. Quelles ont été et quelles sont tes motivations? T'es devenu écolo et tu t'es dit que la toile économiserait du papier?

Déjà, bisou à Nicolas. J’ai d’abord créé un fanzine pour me faire ma place aux sein des FARCS de l’underground et parler musique de façon décontractée. Ca a duré 6 ans, et 13 numéros. J’ai rencontré plein de gens grace à ça, découvert plein de trucs à côté desquels je serais surement passé si j’étais resté un consommateur lambda. Il y a quelques mois j’ai décidé d’arreter la version papier pour me concentrer sur un format plus contemporain et actuel, le blog. Mes motivations restent les mêmes, mélanger des domaines et des styles inhabituels, faire découvrir des choses, parler justement et correctement. La recette, bien sur actualisée presque à chaque jour, reste la même, chroniques, reports, interviews et plus.

 


 

D'ailleurs t'as des zines / blogs à nous recommander?

J’avoue que je ne lis plus beaucoup de zines. Alors je fais une dédicace aux homeboys de CRUCIAL ACTION et THANX FOR NOTHING qui démontrent leur style sauvage à chaque numéro.

Je recommande les liens figurant dans la colonne de droite de mon site : http://fluoglacial.free.fr

AVERSION est le lien utile si tu veux un avis d’expert sur le hardcore et le metal des abysses. COREGASM pour le hardcore oublié des années 90. KUNGFOUTRE le blog du magazine GASFACE pour les infos rap croustillantes, même si il rame à mort. TRIPLEX EN LATEX si la pose antifasciste t’amuse autant que l’auteur de ces formidables articles. Pour finir, le retour en beauté de FOUS LA MERDE, le blog leader incontesté de la haine dans l’hexagone.

 

Hey you s'est (si mes souvenirs sont bons) ouvert à l'électro et au rap, tu as même dédié un HS à ce dernier. Tu vois des parallèles entre HxC, Hip Hop et musiques électroniques ou c'est juste un éclectisme culturel de ta part?

Je vois des parralèles entre chaque musique car derrière il y a des hommes et des femmes, et nous sommes tous citoyens du monde... non je déconne. Le hardcore vient de la haine. Le rap vient d’une lutte sociale. Les musiques électroniques viennent d’une recherche artistique. On peut se demander si tout ça est encore vrai aujourd’hui. En ce qui concerne l’éclectisme culturel, lui n’a aucune cloison.

 

Pour en revenir au hardcore, quel tableau tu en dresses toi? C'est quoi tes kiffs du moment sorti des Cro-Mags (ah ah)?

J‘écoute “Alpha Omega” jour et nuit vêtu d’une toge orange en me mettant de la moutarde sur le nez. Ma dernière playlist est aussi confuse que mon cerveau. Vieille new wave synthétique, electro viril, hardcore mou des 90’s, doom de drogués, rap côte ouest, pop rock ancienne, BLACK SABBATH, COLD WORLD, LEEWAY, la vie. Et ça change tous les jours.

 

NDLR: Vous retrouverez cette réponse au rayon "je ne veux pas te répondre et te parle d'autre chose", situé entre le rayon "réponses d'hommes politiques" et "je réponds à une question par une question".

 

Passons à Danse Froide, ton projet électro, tu fais ça avec qui? Qui fait quoi? Vous en êtes où par rapport aux titres dispo sur le net? Un projet de disque?

Je fais ça avec un ami. Autant dire que je ne suis qu’un acteur promotionnel. Il conçoit, je régule. Je m’occupe de l’imagerie, des textes, des voix, et lui so’ccuppe des textures sonores et de la création des morceaux. Chacun de son côté pour l’instant. Le projet est en pause depuis quelques temps, les idées peuvent revenir à tout moment, le temps de les avoir surtout. Pas de projet, pas d’avenir. C’est un peu le mot d’ordre de DANSE FROIDE.



 

Soyons fous, s'il vous est possible d'inviter n'importe qui pour faire ou un plusieurs morceaux, t'invites qui?

DAVID VENDETTA, sans hésitation. Et ensuite BUSY P. Ce qui nous permettrait d’infiltrer toutes les oreilles et de les corrompre. Nous n’aimons pas vos vies, nous ne voulons pas vous ressembler.

 

NDLR: Il est évident que ton rêve serait un feat de Dwid et du Roi Heenok...

 

C'est un projet qui te trottait depuis longtemps dans la tête DANSE FROIDE ou alors t'as juste réalisé que la musique ça aide à serrer des gonzesses?

Rien me trotte longtemps dans la tête à vrai dire. Je remercie avant tout le jury de la nouvelle star qui a su croire en nous, ainsi que nos 583 amis myspace. On ne fait même pas de la musique, on produit juste des sonorités obscures, dans l’optique de créer un climat de peur et de réflexion sur soi, sur les rapports humains, sur la société, sur le monde et pourquoi pas sur la musique d’aujourd’hui destinée à ton putain de portable, ton putain d‘ipod, ou ton putain de myspace, esclave.

 

Au fur et à mesure de ce que tu m'as passé comme son je trouve que ça vire de plus en plus EBM. Quelles sont vos influences?

Je trouve que ce courant est malhonnetement mis de côté par les médias électroniques ou de manière générale. Sûrement pour le côté ambigu de ce style musical et son appartenance à la scène gothique et industrielle. DAF, FRONT242, NITZER EBB, c’est quand même autre chose que ce qu’on nous sert aujourd’hui. Nos influences passent aussi par l’electro des débuts, la techno de Detroit et tout ce qui est muni d’un beat froid, puissant et martial.

 

Avez-vous déjà une idée de là où vous désirez amener votre son (et votre auditeur)?

Notre son, dans les étoiles. Notre auditeur, sous terre.

 

Passons à des choses plus philosophiques et arrêtons le blabla, parlons street cred' merde! Imagine que tu ne puisses garder que 10 disques, tu gardes lesquels?

J’en mets 41 parce que c’est trop dur:

 

AGNOSTIC FRONT – Victim in pain

BIG L - Lifestylez ov da poor & dangerous

BLACK SABBATH – Paranoid

BLACKLISTED – Peace on earth, war on stage

COCK SPARRER – Shock troops

CREAM – I feel free

CRO-MAGS – The age of quarrel

CROWN OF THORNZ - Train Yard Blues

DANZIG - Lucifuge

DEATH IN JUNE – The world that summer

 

DEPECHE MODE – Black celebration

DOPPLEREFFEKT - Gesamtkunstwerk

DYS - Wolfpack

ECHO & THE BUNNYMEN – Songs to learn & sing

EPMD - Strictly Business

ERIC B & RAKIM – Paid in full

FRONT 242 – Geography

INSTED – What we believe

INTEGRITY - Those who fear tomorrow

IRON AGE – Constant struggle

 

JUSTICE – Elephant skin

KOOL G RAP – 4, 5, 6

LA RUMEUR – L’ombre sur la mesure

LA SOURIS DEGLINGUEE – 422337

LORD FINESSE – The awakening

LUNATIC – Mauvais oeil

MADBALL – Set it off

MOBB DEEP – Hell on earth

NITZER EBB – That total age

NYHC - Where The Wild Things Are

 

ONE LIFE CREW – Crime ridden society

PARIS VIOLENCE – Temps de crise

REAL LIVE – The turnaround

RINGWORM - Flatline

ROOTS MANUVA – Brand new second hand

SKREWDRIVER – Antisocial singles

THE CURE - Pornography

THE MONGOLOIDS – Time trials

TYPE O NEGATIVE - Bloody kisses

UP FRONT - Spirit

VERBAL ABUSE - Just an American band

 

Et ça change tous les jours.

 

Maintenant imaginons pire, tu ne peux garder que 5 paires de chaussures. Tu prends lesquelles?

Air Jordan III. Air Stab. New Balance 577. Air Revolution. Et les dernières arrivés, Huarache Light Beams, un bijou de confort et de design épuré. Et ça change tous les jours.

 

Encore plus grave, tu ne peux désormais plus garder que 5 t-shirts de groupe!!! alors?

Je les troque contre 5 disques en plus, BG la réponse BG.

 

A contrario, tu dois te débarrasser de disques, de t-shirts, des shoes, tu files quoi à qui?

Je file tout à ebay qui me transformera tous ces biens matériels en billets bleus pour démarrer une nouvelle vie.

 

Je te laisse conclure vu que tu excelles dans ce domaine en ce moment (plus que moi en tout cas, argh!).

AHAH. Je concluerai ce jeu des questions-réponses par un coup droit le long de ta ligne, cochon.

N’OUBLIEZ PAS, FLUO GLACIAL, LE PLUS CHAUD DES BLOGS FROIDS.

Par Matth - Publié dans : Rencontres
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Dimanche 6 juillet 2008
Il y a des oeuvres qui vieillissent bien, parce que leur message reste actuel, parce que leurs auteurs, dans leur clairvoyance, avaient saisi des problématiques soit non résolues aujourd'hui, soit (et c'est le pire) aggravées. A certains égards, Rollerball s'en sort pas si mal lors d'un visionnage en 2008.

Sorti en 1975 et réalisé sous la houlette de Norman Jewison Rollerball est un film d'anticipation traîtant du bon vieux thème intemporel de Panem et Circenses. L'action se passe en 2018, il n'y a plus de guerres, plus de crime, plus d'états, ce sont des corporations qui gèrent tout. Afin de canaliser les peuples il leur est offert le spectacle du Rollerball, sport ultra-violent faisant l'apologie de l'idéologie du monde tel qu'il est dans le film; il est ainsi impossible pour une individualité d'émerger du groupe, seul compte le collectif, la masse. Jonathan E brillant joueur de Rollerball va casser cette vision du jeu en devenant un héros populaire car sorti vivant et vainqueur de matchs très durs.
Bien évidemment ceci contrarie fortement ses employeurs qui lui demandent de se retirer de la discipline, chose qu'il refusera. S'engage alors une lutte entre le héros du peuple et les castes dirigeantes par matchs interposés de Rollerball.

Kitch par de nombreux aspects (musiques à l'orgue tubulaire, futals à pattes d'éph', technologies informatiques imaginées pour le film déjà archaïques) mais horriblement d'actualité sur les thèmes abordés comme ceux des multinationales, des mass media, du rôle du sport professionnel et du divertissement mainstream, Rollerball sans être un chef d'oeuvre est un film à voir, intéressant et surement novateur pour l'époque. Evidemment à regarder aujourd'hui ça a des côtés nanardesques assez grandioses, des incohérences jubliatoires et un manichéisme total mixé à un héroïsme à tout épreuve comme les 70's - 80's savaient nous en proposer à qui mieux mieux, sans oublier un match final épique. On se surprend pourtant à avoir de poussées d'adrénaline lors des scènes de jeux qui pour 1975 devaient être ultra bizarres à réaliser: pas de steadycam, matos pas aussi miniaturisé qu'aujourd'hui et pas de retouche numérique... Il va sans dire que je déconseille le remake de 2002.

Quelques années plus tard, un certain Running Man offrira la vedette à Arnold Governator Schwartzy, film qui comme Rollerball a des énormes arguments pour être un nanard comme je les aime. Rock'n'Roll.


Trailer ICI!
Par Matth - Publié dans : Ciné
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Samedi 5 juillet 2008
Ingrid de Bétancourt est libre depuis quelques jours. Bien sûr je m'en réjouis pour elle et ses proches. J'entends ça et là quelques partisans exalter la puissance diplomatique mise en oeuvre pour parvenir à mettre un terme à sa captivité. Soit, mais qu'en est-il de Leonard Peltier? Qu'en est-il de Mumia Abu-Jamal? Qu'en est-il de ces quidams sans voix prisonniers de régimes totalitaires?

Ne faisons pas de Bétancourt l'arbre qui cache... la jungle de l'injustice.
Par Matth - Publié dans : Words
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Vendredi 4 juillet 2008
Il y a des évenements cycliques auxquels on échappe pas: les défaites de l'équipe de France de football, les érections matinales, les tubes de l'été et tous les 2 ans depuis 2004 un skeud de VERSE qui vient nous foutre une grande claque. Rebuild était très très bien, From Anger & Rage était excellemment intense et ce Aggression est tout bonnement sublime!

La recette est la même que sur le précédent album, un hardcore relativement mid-tempo, des riffs qui sonnent, des influs très mid-90's, des mélodies qui accrochent mais là où Verse excelle de plus en plus, c'est dans la profondeur de textes. Portant un regard critique sur le monde le groupe de Providence explore avec sincérité des territoires balisés par les oeuvres de penseurs illustres comme Noam Chomsky, Howard Zinn et autres Georges Orwell. (Si tu ne connais pas ces personnes tu rajoutes aux problèmes actuels ton ignorance).

Le disque s'ouvre sur le superbe titre "The New Fury" et nous offre une impression de violence ressortant après l'écoute complète. On saluera aussi "Story of a Free Man", superbe chanson / concept composée en 3 chapitres.
On le tient le disque de 2008 là non?

Le site Web de Verse

Par Matth - Publié dans : Musique
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Vendredi 4 juillet 2008
J'ai découvert ce disque tard, et c'est bien dommage parce qu'il est bien! J'avais lâché les prod' de chez Bridge Nine, n'ayant entre autre pas été enthousiasmé par Have Heart. Rien de révolutionnaire dans le fond bien sûr avec ce "Prepare to be let down" mais un album de hardcore mélo comportant quelques passages vraiment classe, avec des changements de tempo bien vus et une intensité communicative malgré quelques accents quelque peu convenus.
Le chanteur y met ses tripes et apporte le petit "plus" qui rend cet album si agréable en nous vomissant ses frustations, regrets et autres joyeusetés qui collent à merveille avec le superbe artwork. Chose peu commune c'est la fin du disque qui accueille les meilleurs titres avec l'énorme "Kiss that motherfucker good night" qui se conclut par une outro maginifique.

Un peu plus de 20 minutes de plaisir musical en somme. Promis les gars, je laisse pas tomber.

Le site du groupe
Par Matth - Publié dans : Musique
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Dimanche 22 juin 2008
Essayiste polémiste notre cher Alain Soral n'a ni sa langue dans sa poche, ni sa plume muselée. Marxiste et nationaliste il s'évertue à démontrer que la clique des grands partis politiques roule dans le même sens, et tant qu'à faire pas celui du peuple.

"Abécédaires de la bêtise ambiante" est un recueil de deux ouvrages, à savoir "Jusqu'où va-t-on descendre?" et "Socrate à St Tropez", et comme son nom l'indique il s'agit d'un ABCDaire corrosif, sardonique fustigeant la pensée dominante actuelle, les communautarismes et autres pesantes lois du silence. Portant à rire, à réfléchir, à discuter Soral a le mérite de s'en prendre à tout le monde et de charger avec la même véhémence toutes les atteintes malheureusement devenues communes à l'unité républicaine. De Besancenot à Le Pen (paie ta fine équipe), en passant par le lobby gay, les Verts, les Chiennes de Garde, les 68ards aujourd'hui fonctionnaires de haut rang qui ont vérouillé le marché de l'emploi tout le monde se prend une visite de courtoisie et une claque au passage.

J'avoue apprécier la démarche d'Alain Soral mais reste plus que septique quant à l'utilité de son rapprochement avec le FN. Je laisse bien sûr aux faibles d'esprit (bobos et autres hippies) la bassesse de ne lire que des auteurs avec qui ils sont 100% d'accord...
Par Matth - Publié dans : Lectures
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Dimanche 8 juin 2008
Séance de rattrapage pour ceux passés à côté de l'un des comics les plus marquants de ces dernières années: DMZ. Publiée chez Vertigo cette ongoing traîte de l'un des sujets sur lesquels les USA savent s'illustrer mieux que quiconque, la guerre. Brian Wood n'a pas pris le parti de nous envoyer aux côtés d'héroîques soldats défendant l'american way of making business ou l'american way of life mais de plonger son pays dans une guerre civile causée par une dissidence populaire lasse de l'interventionnisme extérieur du gouvernement alors en place. S'opposent donc les USA et les FSA (Free State Army).

DMZ raconte l'histoire de Matty Roth, seul journaliste plongé au sein de New York, la DMZ (zone démilitarisée) où les combats font rage. Le premier TPB "On The Ground" est donc l'introduction de notre jeune héros, naïf et plein d'idéaux, sur le front après une arrivée pour le moins catastrophique.
Ce premier tome nous permettra de rencontrer Zee et toute une galerie de personnages s'essayant au mieux de survivre au milieu des feux croisés. Plutôt que de choisir le rapatriment, Matty prendra le chemin plus tortueux de faire son travail journalistique au mieux, suivant ainsi les populations que le gouvernement n'as pas eu le temps (ou la volonté) d'évacuer de la DMZ. La Nouvelle Orléans et les victimes de Katrina, ça vous rappelle quelquechose?
Petite note sur l'un des gros points forts de ce TPB: on retrouve régulièrement des reproductions des clichés (mais toujours en dessin) que Matty aurait pris durant ses tribulations. Poignant.


Le deuxième tome "Body of a journalist" nous fait vivre une interview des leaders des Free Armies. Comme dans le premier tome Burchielli est au dessin et nous régale de son coup de patte inégalable. L'encrage et la colorisation sont aussi au top pour restituer des ambiances incomparables.
Côté scénario Brian Wood commence à dévoiler ce dont il avait visiblement envie sur cette série: poser les questions qui peuvent faire mal à nos sociétés. Ce second TPB évoque donc avec brio le rôle de la presse, que ce soit son rattachement aux gouvernements comme pour Liberty News ou l'importance de contre-poids comme Independant World News. La réflexion même sur la place du journaliste au front est abordé de façon intelligente faisant de Matty pour les deux camps une sorte de vecteur stratégique: otage potentiel, monnaie d'échange, source d'information ou de désinformation.
En tout cas la tension monte à NYC et l'opportunité d'un rapide happy ending semble bien loin. Tout comme le fait que de nuit tous les chats soient gris, personne ne semble à 100% clean dans la DMZ...



On continue à creuser des problématiques contemporaines avec "Public Works", 3ème TPB.
Matty ne bosse plus pour Liberty News (où officie également son père) mais est devenu un journaliste indépendant. Il infiltre donc une cellule terroriste ayant pour but d'empêcher la reconstruction de New York. Et tant qu'à faire, les travaux sont pilotés par Trustwell, firme rattachée au gouvernement comme l'est Allyburton à l'administration Bush... Vous saviez vous que Falloujah c'était dans la banlieue de New York? En tout cas le parallèle est évident et intelligemment évoqué.

Autre point sensible de ce livre, la difficulté que va avoir Matty à mener à bien son investigation, approchant de près les factions belliqueuses sans se faire révéler, approchant aussi des seigneurs de guerre manipulateurs et inhumains sans avoir envie de leur cracher son dégoût au visage. Tout y passe en revue: manipulations, formation de kamizakes... Le récit prend une tournure plus dramatique par moment, mais il y a toujours dans DMZ une Zee ou un Jamal pour nous savuver la trogne.


A l'heure actuelle dernier TPB en date "Friendly Fire" est un story arc marquant et majeur de la fresque que nous offrent Wood et son équipe artistique. Matty interviewe un soldat avant son procès, trois ans après les faits, trois ans après le Jour 204 ou une troupe de soldats a massacré une manifestation pacifiste.
Les entrevues avec les témoins, les soldats et les gradés explquent quelque peu comment la guerre civile a éclaté et comment certains se sont retrouvés dans un camp, ou dans l'autre. Toujours pas de manichéisme dans l'esprit de Wood mais plutôt la confrontation de gens parfois perdus jetés malgré eux au coeur de l'enfer. Le meilleur exemple étant le parcours du soldat catapulté de son Midwest plein d'idéaux et d'envie de servir les siens parachuté au sein de l'horreur de la guerre civile sans vraie préparation. De même Matty ira à la rencontre de témoins et de victimes du Day 204 ivres de vengence et pris dans l'engrenage de la violence.

Le brio de DMZ est de mettre en place des situations et des personnages pas si fictifs que ça sans jamais jeter la pierre à qui que ce soit. Salman Rushdi disait qu'il y avait les USA et puis New York. A l'heure actuelle il y a l'industrie du comic book et DMZ.


Vertigo Comics
Par Matth - Publié dans : Lectures
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Mercredi 4 juin 2008
On doit vraiment vivre une époque formidable! Le pays doit rouler comme sur des roulettes avec une population éclairée et avisée.

Non, je ne suis pas Candide et nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes (ou alors si, mais celui de Huxley). Pourtant la France me fait croire que si: pas d'opposition politique aux pouvoirs en place organisée et assez véhémente pour approcher de la terreur à la moindre erreur de nos dirigeants, de très rares médias réellement d'opposition... Il y en bien sur qui contestent, qui revendiquent et qui protestent (et certains, Monsieur Dutronc avait raison qui retournent leur veste) car ils sont en désaccord avec ce qu'on leur propose mais s'il y a bien une constante dans ce que j'entends (ou du tout du moins comprends) autour de moi, que ce soit dans la bouche des satisfaits comme des mécontents, c'est la simplicité.

Nos chers élus excellent dans ce domaine: quelquechose dysfonctionne, qu'à cela ne tienne on le réforme! Bizarrement je penserais qu'un audit jaugeant les performances seraient une étape instructive à bien des égards... Un dérèglement économique, pim pam poum une réponse, tout du moins une promesse arrive; de mon cursus en économie j'ai essentiellement retenu que tout était question d'équilibre et que le retour à une situation optimale se faisait de façon dynamique et qu'il était parfois peu aisé de trouver les leviers d'action. Suis-je parano de trouver la simplicité ambiente déplacée, même pour critiquer ceux aux manettes de l'Etat?
Je dois l'être en effet, quand je parle de mes angoisses vis-à-vis du bien commun à ceux qui m'entourent, très souvent me reviennent des solutions qui semblent évidentes aux yeux de tous... Le Français de ma génération aime prendre position, c'est même souvent un maquisard philosophique. Il est plein de convictions généreuses et aimerait que l'on rebatisse tout. Il juge très sévèrement les décisions publiques (surtout quand ça le concerne).

Cela doit donc être une faiblesse intellectuelle de ma part d'avouer que j'ai du mal à avoir un avis sur le regroupement familial, question que j'estime sensible et s'approchant du débat sur l'équité sociale. C'est surement mon côté réac' qui me fait appeler à la prudence lors qu'on parle de l'adoption par un couple homosexuel... Vouloir faire les choses de façon pragmatique doit être le reflet de ma couardise idéaliste et de ma résignation en fait!
Toujours est-il que l'aisance généralisée de notre société à balayer d'un revers de la main des sujets centraux et épineux tue dans l'oeuf la possibilité de s'emparer desdits sujets pour en débattre sur la place publique... Difficile de faire avancer une démocratie sans discuter. Le fameux dialogue social en somme semble au point mort, telle la cohérence discours-démarche des fumeurs de shit anti-libéraux ou des chasseurs aimant les animaux.
Pour qui détient le pouvoir (ou le veut) et se doit de rendre des comptes, tout résumer en quelques évidences est synonyme de séduction immédiate. Quoi de plus tentant devant l'urne quand te résonne dans l'esprit travailler plus pour gagner plus ou encore instaurer la démocratie participative pour mieux vous respecter? Prend-t-on goût à la soupe à force de trop se la faire servir?

Tiens ami lecteur, en voilà une colle comme je les aime: est-ce le détenteur du pouvoir qui a amené la mode de la simplicité ou est-ce le citoyen français qui en a fait un standard de réflexion et de prise de position? En d'autres termes qui en premier de l'oeuf ou de la poule? Enfin bon, à quoi bon s'éterniser sur le dossier? Visiblement ça ne passionne que peu de mes semblables de se demander comment revenir à la raison tout comme il semble dépassé de vouloir changer l'interjection faut que ça change en la question (je l'accorde peu confortable) qu'est ce qu'on fait pour que ça change et via quels leviers d'action? . Mc Jean Gab'1 le disait "y'a ceux qu'attendent que les choses se fassent et y'a ceux qui font c'qu'les choses se font", d'autres disent aussi qu'un pays a la classe politique qu'il mérite...oups...
Par Matth - Publié dans : Words
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